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Dossier

Monter sa première tenue Bundeswehr : L’uniforme.

 

bw uniforme

Ah le reenact (à ne pas confondre avec le Milsim), ramification de l’airsoft qui met l’accent sur le réalisme, autant pour l’uniforme que pour la réplique, avec une diversité égale à celle des armées existantes ou ayant existé. Mais pourtant, il y a bien une forme de reenact assez peu répandue et il ne s’agit pas de l’armée d’un pays lointain, même plutôt proche, leur équipement est d’ailleurs assez facile à se procurer et on peut facilement trouver les répliques ainsi que les accessoires pour les agrémenter.

Je vous parle de la Bundeswehr, l’armée de l’actuel Allemagne, nos chers amis vêtus de Flecktarn et amateurs de bières… Je vous propose donc aujourd’hui de partir à la découverte de l’équipement utilisé outre Rhin depuis sa création à nos jours.

→ Historique

Il faut bien commencer par quelque chose, alors intéressons nous un peu à l’histoire de la Bundeswehr car en effet, elle n’a faillit jamais exister. En effet, suite à l’échec de la création de la Communautés européenne de défense en 1954, l’Allemagne de l’Ouest fut autorisé en 1955 à créer la Bundeswehr malgré une polémique entre le SPD et la CDU (les deux principaux partis politique allemand) car la seconde guerre mondiale était encore dans toutes les mémoires. Mais pour faire face à la menace que représente le bloc soviétique en pleine guerre froide, la RFA (République Fédéral d’Allemagne) devait pouvoir faire face à une attaque soviétique, car elle est un pays possédant une vaste frontière avec le bloc soviétique via la RDA (République démocratique d’Allemagne).

Et les choses vont se maintenir ainsi jusqu’en 1990, car suite à la chute en 1989 d’un certain  Mur de Berlin et à la chute du bloc soviétique, le climat militaire mondial changea totalement et la plupart des armées du monde entrèrent dans une phase de réforme et la Bundeswehr n’échappa pas à la règle, mais cette dernière eu beaucoup de mal à le faire, d’ailleurs, elle perdit plusieurs bataillons et n’incorporera qu’une faible partie de l’armée de la défunte RDA.

Les derniers changements marquant qui interviennent au sein de la Bundeswehr sont tout d’abord en 2011 la fin du service militaire obligatoire introduit en 1956 et en 2012 l’autorisation de l’utilisation de moyens militaires sur le territoire national en cas de menace terroriste et sous condition. Depuis, mises à part les différentes baisses du budget militaire, rien de significatif à signaler.

→ L’uniforme

Après ce « petit » historique, passons enfin à ce qui nous intéresse dans cet article, l’équipement. Et commençons donc par l’uniforme, en effet, le Flecktarn n’as pas toujours été maitre dans les grandes forêts de sapins allemandes, car en effet ce camouflage est officiellement rentré en service en 1993, et je vous laisse imaginer que les soldats de la Bundeswehr ne ce sont pas adonné au nudisme durant les 30 ans ou le Flecktarn n’existait pas. D’ailleurs, on peut facilement identifier plusieurs grandes phases de l’évolution de l’uniforme allemand.

Du milieu des années 50 aux années 60, l’uniforme du soldant allemand est assez hétéroclite, la toute jeune Bundeswehr s’équipe dans l’urgence avec tout ce qui lui tombe sous la main. D’ailleurs, il est assez difficile de trouver des photos ou encore des pièces d’équipement de cette époque, mais pourtant, on peut noter l’apparition du tout premier camouflage dans la Bundeswehr, le BGS. Visiblement inspiré du camouflage Splinter utilisé par la Wehrmacht lors de la Seconde Guerre mondiale, il fut surtout utilisé par les gardes frontières même si on a pu en voir chez certaines autres unités.

Garde frontière allemand vers les année 60, là aussi habillé en BGS.
Garde frontière allemand vers les année 60, habillé en BGS.

À partir du milieu des années 60, la Bundeswehr lance une modernisation de son équipement et c’est ainsi qu’arrive les premiers ensemble en coupe Moleskin. Du nom du tissu utilisé pour la confection de l’uniforme, celui-ci est de couleur Oliv (Kaki) et comporte sur chaque manche le drapeau allemand (chose qui restera sur tous les uniformes de la Bundeswehr). L’adoption de l’uniforme Moleskin s’accompagna de l’adoption d’un nouveau brelage inspiré de ceux utilisé lors de la Seconde Guerre mondiale. L’équipement de ce dernier est aussi inspiré de ce que l’on pouvait voir au sein de la Wehrmacht, du moins, jusque dans les années 70. On peut aussi noter l’apparition à cette époque l’apparition du camouflage Schneetarn, développé au sein de l’école des Gebirgsjäger en 1963. Développé pour une utilisation en milieu hivernal, son efficacité le fit adopter par la Bundeswehr et inspira d’autre camouflage notamment en Russie et en Italie. Enfin pour ce qui est des chaussures et du casque, les Allemands préférèrent l’utilisation de bottes ressemblant à celle employé pendant la Seconde Guerre mondiale et le casque est tout simplement un casque M1.

Dotation théorique du brelage des années 60 aux années 70.
Dotation théorique du brelage des années 60 aux années 70.

Durant les années 70, il est décidé de simplifier le brelage afin de rendre la production plus simple, plus économique et le moderniser. Cette modernisation s’accompagne aussi de la diminution de l’équipement embarqué sur le brelage. L’ensemble Moleskin lui reste, car ayant fait ces preuves et n’ayant nul besoin d’être remplacé. Le casque M1 reste lui aussi en dotation, mais les bottes sont remplacées par des brodequins bien plus confortables. Et ceci resta ainsi pratiquement pendant 20 ans, mais une révolution commence à se faire sentir et il va falloir attendre 1993 pour la voir apparaitre.

Dotation théorique du brelage des années 70 aux années 80.
Dotation théorique du brelage des années 70 aux années 80.

En 1993, durant l’opération de l’ONU « Restoring Hope » qui se déroule en Somalie, la Bundeswehr envoie un contingent de soldats constituer en grande partie de Fallschirmjäger (parachutiste) ainsi que de Feldjäger (Police Militaire). Et ceci se sont vus pour l’occasion équipés du tout nouveau brelage KTS, les Allemands adoptent un brelage ou les équipements de couleurs Oliv se fixent directement dans le ceinturon via des trous à la manière du système ALICE américain. Le casque M1 se voit lui aussi remplacé par le Gefechtshelm (casque de combat) en kevlar, bien plus résistant et l’utilisation des Somalia-Stiefel, qui sont des jungels boots US noir. Quant à l’uniforme, l’uniforme de coupe Moleskin est replacé par un uniforme Kaki français de coupe F2 , bien plus confortable sous un climat chaud et avec un pare éclat. D’ailleurs, la Bundeswehr ne possédant pas au début de son intervention de gilet pare-éclats, elle en acheta en urgence aux anglais avant de développer le leur, nommé Splitterschutzweste (Veste Pare-éclats), ce dernier fut habillé du tout dernier camouflage disponible outre Rhin, le Flecktarn, camouflage pour milieu forestier à cinq tons. Cette intervention en Somalie permit aussi à la Bundeswehr de se rendre compte de l’utilité d’un camouflage pour les milieux désertiques et c’est ainsi que naquit le Fleckdesert, variante du Flecktarn à trois tons.

Fallschirmjäger postés en Somalie en 1993 lors de l'opération Restoring Hope
Fallschirmjäger postés en Somalie en 1993 lors de l’opération Restoring Hope

En 1995, le brelage KTS subit une évolution, les poches changent de teinte et passe du coloris Oliv au camouflage Flecktarn. L’uniforme aussi change, le Moleskin est abandonné et on voit arrivé la toute première monture du Flecktarn sur un uniforme, d’ailleurs, la coupe de ce dernier fût développée par Mr Karl  Lagerfeld. Le Gefechtshelm reçois aussi un couvre casque Flecktarn et la Splitterschutzweste reste en dotation. Le Flecktarn a connu une modification vers 1997, en effet, les teintes utilisées alors avait la très mauvaise tendance à devenir assez « flashy » avec le temps, il fut donc décidé de les modifier afin d’éviter ce phénomène.

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Photo du Panzergrenadierbataillon 371 en exercice avec la dotation du brelage KTS.

Mais très vite, la Bundeswehr se rendit compte qu’un simple gilet pare-éclats n’était pas suffisant. En effet, même si se dernier pouvait stopper éclat d’obus ou projectiles de faible calibre, il se révèle inefficace pour de plus gros calibres. Et c’est donc en 2002, lors de l’exercice Joint Resolve 26 qui se déroule en Bosnie, que la Bundeswehr utilise massivement pour la 1er fois le Mehler ST. Le Mehler ST  est un gilet de combat avec des insert pour y mettre des plaques SAPI. Le gilet comporte sur l’avant trois porte-chargeurs pour 2X3 chargeurs de G36, des attaches type KTS pour y fixer une poche pour une radio type SEM 52 ou une lampe, on retrouve sur chaque côté une autre série d’attaches type KTS est enfin, à l’arrière, une poche pour ranger du matériel. Cette dotation se vit compléter en 2005 avec l’adoption d’un nouveau modèle de brodequin fabriqué par Haix qui sont vraiment très confortables.

Gilet de combat Mehler ST
Gilet de combat Mehler ST

La dernière évolution majeure de l’uniforme du soldat allemand date d’environ 2009, et il s’agit du programme IdZ (Infanterist der Zukunft/Infanterie du Futur), c’est le programme de modernisation pour faire passer le soldat allemand dans le 21éme siècle. Pour l’occasion, la coupe de l’uniforme est donc modernisée pour le rendre plus confortable. La veste de combat est elle aussi remplacée par la Kampfmitteltrageweste IdZ (plus simplement appelé veste IdZ), il s’agit d’une veste reprennent le système Molle et aussi en option des attaches type KTS, complété par un gilet pare-balles qui se porte en dessous de la veste, mais offrant quand même une surface de passants pour y fixer des poches. Les brodequins eux reste les mêmes que ceux introduit en 2005 car ayant fait leurs preuves au combat. Enfin, pour ce qui est du casque, on constate que le Gefechtshelm reste en dotation, mais un casque prévus pour le programme IdZ ressemblant au MICH 2000 est aussi vu en dotation. Depuis 2013, la Bundeswehr commence à percevoir l’IdZ-2 mais cette évolution concerne surtout l’électronique.

Panzergrenadier équipé avec la dotation du programme IdZ.
Panzergrenadier équipés avec la dotation du programme IdZ.

Enfin, la Bundeswehr ajoutas deux camouflages à leur catalogue. Tout d’abord, en 2011, c’est le Wüstentarn qui fait son entré, il s’agit du nouveau camouflage en milieu désertique toujours inspirée du Flecktarn, il est comme le Fleckdesert, constitué de trois tons, mais il est encore assez rare sur le terrain même si, selon certaines rumeurs seraient le successeur du Fleckdesert. Le deuxièmes camouflage qui lui aussi commença son introduction en 2011 est le Multicam, mais surtout dans les unités de KSK et pas en grand nombre, le camouflage ne faisant pas fureur (non, oubliez tout de suite ce jeu de mots) outre Rhin. 

Bundeswehr
Comparatif entre le Fleckdesert (à gauche) et le Wüstentarn (à droite)

Cet article constitue la première partie de mon dossier traitant du reenact Bundeswehr, vous pouvez retrouver la seconde partie traitant de l’armement ICI

3 comments
    1. Guigui

      Cela vient surement de ce que représente ce casque dans l’idée populaire. Après le casque B826 est très ressemblant, pour le posséder je peux te l’affirmer 😉

Répondre à Loadout : tenue Bundeswehr 1993 en Somalie. — Airsoft Flash Info Annuler la réponse

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