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Rock Avalanche du Cœur

coverIntroduction

Ce texte est coécrit par Razor et Erling. Les paragraphes préfixés de nos pseudo sont nos points de vue et histoires personnels. Le reste est une écriture commune. Vous le verrez, nos points de vue sont très proches;)

Erling : Voilà presque deux ans que je pratique l’airsoft. J’ai fait pas mal de parties, découvert beaucoup de terrains… mais je n’avais encore participé qu’à des parties « classiques », de petites escarmouches du dimanche. Oh ! bien sûr, je rêve de grandes OP, je bave toujours lorsque j’entends parler de Border Wars, je suis avidement les rapports des grands événements d’ici ou d’ailleurs. Mais je n’avais jamais eu l’occasion de m’y frotter. Rock Avalanche du cœur me semblait parfaite pour découvrir ce monde. M’étais-je trompé ? Vous l’apprendrez en lisant cet article !

Razor : Ayant déjà participé à des parties à Givet — Milsim Domination, Rock Avalanche 2 — j’attendais ce dimanche avec impatience pour rencontrer Erling et faire une bonne action en passant une agréable journée.

Samedi

Erling :Un peu fiévreux, je vérifie et revérifie mon matos. Répliques, billes, gaz, batteries, chargeurs, tenues. Il ne faudrait pas que la journée soit gâchée par ma distraction proverbiale. Protections oculaires, casque, gants, nourriture… tout semble y être. Une petite appréhension au cœur, je prends la route. En retard et à l’arrache. Oui, je sais, c’est en général une mauvaise idée.

L’arrivée sur place se passe sans encombre. Il faut bien avouer que les organisateurs se sont donné du mal pour qu’on s’y retrouve : points GPS, captures d’écran de Google Street View. 16 h 15, j’y suis. Montage de camps rapide, lecture du règlement (strict, pour éviter tout débordement), chrony. Et… c’est la tuile que je craignais. Mes chargeurs GBB CO2 me font tous leur maladie (j’en ferai un autre article coup de gueule). Je me retrouve avec un seul chargeur au Green gaz alors que les parties dans le village sont uniquement au GBB. Aïe. Et mon joint Hop Up décide de me jouer des tours. Mais quelle bonne idée ! Résigné, j’oublie l’idée de faire la nocturne du samedi. Mais pourquoi n’ai-je pas pris un GBB de backup ? Qu’à cela ne tienne, je m’équipe d’une vareuse jaune, de protections oculaires et vais me balader au beau milieu de la partie.

L’idée est sympa : des enveloppes contenant des billets de tombola sont cachées dans le village. L’affrontement dure une grosse heure. Ensuite, tirage de la tombola au réfectoire.

Les plus courageux (ou les plus fous, c’est selon) sont retournés dans le village pour se manger un peu plus de billes. D’autres sont allés au camping pour se faire une soirée tranquille. Le reste s’est fait un petit film à la cafétéria en sociabilisant et déconnant sérieusement. Une bonne soirée, en somme.

RAZOR : J’hésite sur mes deux joujoux quand vient le temps de choisir les répliques. Que vaille, je sors la RPK : un soutien dans une partie milsim, ça fait toujours du bien. Je prépare le sac et reçois un message de l’ami qui devait me prendre; il ne sait pas venir finalement. Solidarité airsoftienne, un groupe de la section 4 de l’ONU accepte de me prendre, car je suis sur leur route. Cela fait, il est temps d’aller se coucher.

Dimanche

Razor : Après une bonne nuit, les calamités s’enchaînent. La sangle de réplique me lâche, la RPK ne passe pas au chrony, nous sommes obligés de l’ouvrir avec l’aide de deux amis et de couper 3 spires du ressort pour qu’elle soit aux normes. Après cela, regroupement de la section 1 des soldats de l’ONU. La MSF (dont je fais partie), la Wolf Crew, la 10-97 ainsi qu’Erling forment cette section.

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Erling : Je m’y attendais : la nuit a été courte. Qu’importe, les cernes seront cachés par les protections oculaires ! On démonte le camp en vitesse (tout doit être plié pour 8 h du mat) et on se dirige vers le petit déjeuner. Hé oui ! Le café et une viennoiserie sont offerts par l’organisation. Voilà le genre d’attention qui fait plaisir. Les gens d’Airsoft Team sont en train de monter leur stand. Peut-être vont-ils pouvoir m’aider ? Ah ben oui, ils ont un joint Hop Up qui traîne sur le canon d’un GBB… et ils me l’offrent. Sympa ! Je n’ai toujours qu’un seul chargeur, mais, au moins, je tire plus loin que 10 mètres…

Pendant le briefing a eu lieu le tirage de la tombola (encore une !) des sponsors : les lots sont offerts par Airsoft Team et Doc JJ.

Le scénario

Comme nous vous l’avions résumé dans l’article de présentation, le scénario est simple et efficace : l’île de Givet (le réchauffement climatique s’est accéléré, on dirait 🙂 ) sert depuis longtemps de base arrière à bien des formes de criminalité organisée. Les Nations Unies se décident à se tirer les doigts du c*l (l’île, on pouvait y croire. L’ONU qui bouge, c’est de la SF…) pour botter celui des « bad boys ».

Les joueurs ont été séparés en 6 unités par camp. Les gars de l’ONU portaient des casques, les locaux, pas. Chaque section s’est vue décerner une mission. Cette mission terminée, les joueurs devaient retourner à leur base pour en récupérer une nouvelle. Les objectifs étaient variés : défendre un endroit, prendre une position, trouver un objet, faire des prisonniers, etc.

Sur le terrain se trouvaient des ressources à découvrir : de la drogue et de l’argent. Le blé servait à soutirer des informations aux villageois (les Marshalls), qui pouvaient nous donner de bonnes infos ou nous envoyer sur une fausse piste, et la « poudre blanche » devait être déposée dans un stock ou être utilisée auprès des villageois. D’autres personnages se baladaient sur le terrain : la police (qui cherchait la drogue sur les joueurs), un prêtre et un moine. Les interactions avec ces membres de l’organisation ont donné au jeu une touche de roleplay assez intéressante.

Le terrain

Parlons un peu du terrain : si vous ne le connaissez pas, vous ratez quelque chose ! Il est énorme. Vraiment énorme. Une citadelle de Vauban, ça prend de la place. En plus d’être étendu, la nature même du lieu est intéressante : des murailles, des douves, des murs, des escaliers, des souterrains… tout pour permettre une progression bien stressante, l’adversaire pouvant apparaître à tout instant : par devant, derrière, au-dessus, en dessous… non, je ne vous fais pas un résumé du Kamasutra 😀 ! C’est le genre de terrain sur lequel un sniper embusqué en hauteur peut bloquer une section pendant un certain temps… Je ne vous parle même pas des difficultés que peuvent représenter les portes fortifiées situées après un pont…

Intermède CQB

Au programme de la journée, en plus de la partie « normale », les escouades étaient invitées à une partie au GBB dans le village. Non, le village en question n’est pas un assemblage plus ou moins heureux de palettes et de planches de récup’ : c’est un vrai village, avec de vraies maisons à étages. Un véritable et énorme CQB : franchement, c’est chaud ! Pendant 1 h 30, deux sections de l’ONU affrontent deux sections mafieuses à la recherche de cartes de jeu éparpillées dans les constructions. L’équipe ayant récupéré le plus de cartes reçoit un indice l’aidant dans le scénario. Il y avait 6 groupes dans chaque camp, 3 parties sur la journée : tout le monde a donc pu profiter du lieu !

Erling : L’idée est géniale, mais j’ai trouvé que 1 h 30, c’était un peu long. La dernière demi-heure était, à mon avis, de trop. Comme tous les avis, il est bien sûr personnel et éminemment subjectif.

RAZOR : Je rejoins Erling sur la partie CQB. C’est une bonne idée de faire une recherche ainsi, mais durant notre tour, nous nous sommes retrouvés coincés à la sortie de notre spawn, ce qui a bloqué beaucoup de nos camarades.

L’invitée pas si surprise…

On l’attendait vers 14 h, mais elle a heureusement retardé son apparition de 2 heures. La pluie a très franchement refroidi les ardeurs des participants. En une bonne demi-heure, les plus motivés des joueurs, trempés comme des souches, se sont retrouvés en safe zone : le retour à la vie normale a été bien humide…

Razor : Nous avons quand même tenu plus d’une demi-heure, mais à la fin, il était tout simplement impossible de différencier les impacts des billes de la pluie tellement celle-ci était forte.

Ben alors, comment c’était ?

Pour ceux qui n’auraient pas senti mon enthousiasme à peine voilé, je me suis amusé comme un gosse ! Je manque de points de repère et ne peux pas encore comparer avec d’autres événements, mais ce que j’ai vécu là-bas m’a vraiment plu. À voir la mine réjouie des autres en fin de journée, je suis presque sûr de ne pas avoir été le seul ! Nous avons tous vécu une partie sportive, bien scénarisée, dynamique, avec de gros moments d’émotion. Le tout pour une bonne cause puisque 5600 € ont été récoltés pour combattre le cancer !

Merci aux orgas de nous avoir offert un si bon moment. J’espère vous revoir bientôt !

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